Membre du Parti communiste français à partir de 1978, Jean-Paul Fossier fut secrétaire d’une cellule d’entreprise EDF, puis secrétaire de la section communiste de Comines dans la Fédération du Nord. Il intégra le secrétariat général de cette fédération dans laquelle il prit en charge la communication. Il fut également collaborateur du secteur international de la direction du PCF.
Mandaté par la Fédération communiste du Nord, Jean-Paul fut candidat aux élections municipales, cantonales ainsi que législatives et il fut élu conseiller municipal de Comines (Nord) durant deux mandats.
Jean-Paul était engagé contre le fascisme, dans la continuité des engagements de son père, Jean-Marie Fossier, communiste, résistant, déporté à Buckenwald. Dans cette période troublée où la montée du fascisme dans le monde nous menace, le combat de Jean-Paul est une source précieuse d’inspiration et d’espoir.
« Le vieux monde se meurt, le nouveau est lent à apparaître, et c’est dans ce clair obscur que surgissent les monstres » disait Antonio Gramsci.
Inspirons-nous des combats de Jean-Paul pour trouver l’énergie nécessaire à l’émergence d’un nouveau monde tolérant, fraternel, basé sur le respect de chacune et chacun.
A son arrivée en Saône-et-Loire il intégra la section du Charolais–Brionnais où il participa aux initiatives locales. Il avait noué des liens très étroits avec les mineurs de Montceau-les-Mines, dont il a d’ailleurs retracé l’histoire sociale dans un livre intitulé « Le soleil est nouveau tous les jours ». Jean-Paul était un camarade qui avait le souci de rassembler, avec beaucoup de lucidité et toujours la préoccupation de pédagogie et d’éducation populaire dans ses interventions. Le parti communiste perd un camarade fidèle, un éclaireur des consciences et un ami plein d’humour dont la chaleur communicative illuminait les visages et toutes nos assemblées.
Au nom du parti communiste français, je présente ici à sa famille les condoléances de tous ses camarades, qui poursuivront les combats qu’il a menés toute sa vie pour la paix et la justice sociale.
Jacques Chemarin
Colombier en Brionnais
le 22 février 2025