La section PCF Grand Chalon organise un ciné-débat le mardi 21 juillet 18h30 dans ses locaux au 30 rue Théodore de Foudras.
Après le projection du film documentaire, un apéro-débat permettra au public d'échanger sur la situation dramatique du peuple cubain soumit à un embargo total de la part du gouvernement de Trump.
Cet impérialisme Nord-Américain s'il est aujourd'hui plus visible car très virulent et agressif, fait suite à une longue histoire de lutte décoloniale.
La Tricontinentale
Le 3 janvier 1966 s'ouvre à La Havane, la Conférence de solidarité avec les peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, plus connue sous le nom de «Tricontinentale».
Vers la capitale cubaine convergent des représentants de tous les mouvements de libération et de toutes les organisations luttant contre «le colonialisme, le néocolonialisme et l'impérialisme» du tiers-monde. Des personnalités importantes comme le Chilien Salvador Allende ou le Guinéen Amilcar Cabral sont également de la partie. Certains des délégués ont quitté pour quelques jours leurs maquis pour participer à cette rencontre inédite. D'autres ont fait un périple de plusieurs milliers de kilomètres pour éviter les arrestations et participer à au rendez-vous des damnés de la terre. Au menu des débats: la solidarité avec le peuple vietnamien et avec les autres luttes de libération nationale. L'ambition est aussi de coordonner les luttes des trois continents. Jamais une rencontre n'a suscité autant d'espoir chez les uns et autant de crainte chez les autres. La conférence prit des décisions et décida d'une organisation tricontinentale pour les mettre en oeuvre.
Elle participa à la socialisation politique de toute une jeunesse au quatre coins du monde. Des rues de Paris à celles d'Alger, des maquis d'Angola aux campus de New York, l'écho de la Tricontinentale se fait entendre pendant plusieurs décennies. Il porte l'espoir d'un nouvel ordre économique et politique mondial plus juste, plus égalitaire, plus solidaire. Ces échos retentissent encore aujourd'hui dans les dynamiques latino-américaines et dans les Forums sociaux mondiaux de Porto Alegre à Tunis. Le monde a changé depuis la Tricontinentale, mais les questions posées par elle, restent d'une grande modernité. La connaissance de cette période, de ses espoirs, de ses luttes et de ses erreurs est indispensable à la compréhension du monde d'aujourd'hui."
Présentation de Said Bouamama, principal protagoniste du film
Sociologue et militant associatif et politique de nationalité algérienne. Il était jusqu'en 2018 chargé de recherche et formateur de travailleurs sociaux au sein de l'association Intervention Formation Action Recherche (IFAR) de Mons-en-Barœul, en lien avec l'école d'éducateurs spécialisés EES Lille. Il a été cofondateur avec Yvon Fotia, Jessy Cormont et Marion Dalibert de P.H.A.R.E. (Praxis Histoire Action-Recherche Éducation Populaire pour l’Égalité) pour l’Égalité, un organisme d'intervention sociologique. Il est maintenant à la retraite. Saïd Bouamama est impliqué à la fois dans des luttes syndicales et ouvrières et dans des luttes liées à l'immigration et contre le racisme. Il est affilié à la CGT, un des porte-parole du Comité des sans-papiers 59 (CSP59) et membre de la Coordination communiste, issue des anti-révisionnistes du PCF (devenue Rassemblement communiste, RC, puis Union pour la reconstruction communiste, URC)